Le profil de conseiller technique : pour un opérateur, ce profil est émergent et en charge de l’accompagnement de l’usage au sein des espaces services dédiés à l’utilisateur dans les boutiques.
Le périmètre d’intervention du conseiller technique en boutique s’inscrit en creux de celui du vendeur qui demeure l’interlocuteur commercial privilégié pour le client (analyse du besoin du client, mise en oeuvre des techniques de vente…).
Le conseiller technique représente le niveau 2 technique en boutique pour les questions auxquelles le vendeur ne peut répondre :
On ne parle plus de télévente aujourd'hui, mais de marketing relationnel qui considère la « relation client » comme une valeur supérieure au revenu : les résultats quantitatifs sont désormais conditionnés aux résultats qualitatifs. L’idée est de ne pas chercher à vendre à tout prix mais d’être un véritable canal d’accompagnement dans la relation client (même si l’objectif de revenus demeure le même).
Cette évolution impacte le profil attendu des chargés clients en centre d’appel (qualité du traitement, règle de conduite, compétences commerciales en termes d’écoute du client..). L’investissement dans la durée sur le téléconseiller permet de développer sa polyvalence, son niveau de technicité et de pédagogie sur l’offre et d’économiser en termes de formation.
Les débits (3G) vont démocratiser l’usage et vont développer des besoins clients auxquels il faudra répondre (en volume et en compétences).
Le data mobile impacte l’usage ; l’accompagnement de l’usage va être différent car l’expérience client est différente.
En termes de compétences : cela implique la connaissance du téléphone, l’OS etc…. Une montée en compétences devra être opérée car il existe aujourd’hui des lacunes du côté des points de vente et des conseillers.
Des incertitudes pèsent sur l’évolution des rôles respectifs liée au multicanal :
Mais il est certain qu’une réorganisation des circuits interviendra et elle est déjà ressentie comme indispensable : « Aujourd’hui on rame : le client Web appelle plutôt le service client que la boutique… » « il devient nécessaire de développer des interfaces mieux faites».Elle provoquera de fait une redistribution des activités, sans que le registre des compétences soit pour autant bouleversé.
Compte tenu de l’évolution et de la complexité des offres, les opérateurs sont amenés à mieux définir les contours de la prise en charge par le support, entre usages utilisant les services des opérateurs et usages développés par les clients.
La réflexion sur le périmètre s’inscrit avant tout dans un contexte financier, les compétences pointues pour répondre aux cas d’usages complexes étant déjà disponibles. La question est plutôt de savoir quel volume pourrait exister pour ce type d’appels et renvoie alors à un choix de stratégie et d’organisation.