Fonction support client
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Fonction support client

Situés en aval des fonctions de conception, les fonctions de gestion des appels entrants sont par essence impactées en bout de chaîne par l’ensemble des évolutions qui touchent aux produits et services proposés par l’opérateur.

Dans le cadre de la Loi Chatel, l’ARCEP a publié le 6 mai 2008 une décision qui instaure à compter du 1er juin 2008 la non sur-taxation des appels aux SAV des opérateurs télécom. Cette décision prive les services de front-office d’une part de leurs revenus et contraint les opérateurs à penser la réponse aux appels entrants dans une logique de rentabilité nouvelle. Trois options sont de ce point de vue actuellement explorées :

  • La diversification des canaux d’information (web, SVI, conseillers) du client
  • Le renforcement de la dimension commerciale des SAV.
  • La diversification des modes d’action des conseillers.

Dans cette perspective, on peut identifier deux évolutions significatives en termes d’activité pour les conseillers et les fonctions support :

  • L’intensification de l’activité commerciale des conseillers
  • Le développement d’une activité de conseil et de coaching


L’intensification de l’activité commerciale des conseillers

En procédant à l’analyse systématique et outillée des comportements, des usages et des clients, ils doivent être en mesure de proposer au client des services complémentaires, adaptés à sa situation, c’est à dire à son besoin. Développer le « juste assez, juste à temps » de l’offre et des pratiques commerciales est un défi que les opérateurs aspirent de plus en plus à satisfaire.


Ainsi, tous es conseillers pourraient se voir fixer des objectifs individuels de vente ou, à minima, de propositions de services. Il est important de noter que des experts usages appelés à traiter d’un problème client (et qui travaillent en général principalement à partir d’appels sortants) pourraient également profiter de la relation approfondie et privilégiée avec celui-ci pour proposer des services et produits.


Le renforcement de cette activité commerciale par les conseillers suppose le développement d’outils d’aide à la proposition : bilans de consommation, alertes sur les comportements des clients, mise à disposition de l’offre pertinente au regard du profil et du comportement de chaque client.



Le développement de l’activité de conseil / coaching

En vue d’enrichir l’activité des conseillers clientèle, une hypothèse valable (potentiellement intéressante commercialement et valorisante pour les personnels) consiste à développer les actions de conseil des conseillers auprès des vendeurs des boutiques d’une part, auprès des clients directs d’autre part.


Cette pratique existe déjà chez certains opérateurs. Quelques conseillers clientèle se rendent à hauteur de 2 ou trois jours par mois dans les boutiques pour conseiller les vendeurs et les clients sur un service ou un produit particulier (la DATA mobile par exemple). Ces opérations jouissent d’une image très positive du point de vue combiné des clients, des vendeurs et des conseillers. Forts de ces succès, les opérateurs pourraient à l’avenir développer ces activités en nombre et en volume.


Dans le prolongement de ces premières pratiques, des conseillers pourraient également développer les actions de conseil du client à domicile ou, en tout état de cause, de façon individuelle et approfondie sur l’optimisation des usages de ses produits et services.



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